Publiée le 20 septembre 2015

Xbox One vs PS4 : le match des titans

Depuis quelques semaines, le monde du jeu vidéo est en ébullition. Le salon de l’E3 a été le théâtre d’un affrontement entre Sony et Microsoft, qui présentaient leurs nouvelles consoles : la PS4 et la Xbox One.

Microsoft, ou la stratégie du divertissement

Avec la Xbox One, Microsoft a choisi de s’adresser au grand public. La firme de Redmond a consacré une large partie de sa première conférence à la présentation des services multimédias et affirmé sa volonté d’asseoir la présence de la console dans le salon.

Kinect, le capteur de mouvement amélioré pour l’occasion, est également au centre de la stratégie de Microsoft : il permet désormais de démarrer la machine et de contrôler son interface vocalement. Cette simplicité est mise en avant par le constructeur, mais soulève quelques questions quant au respect de la vie privée de l’utilisateur.

Obligatoirement connecté en permanence à la console, et capable d’observer, ainsi que d’écouter les personnes se trouvant dans la pièce, le Kinect 2 provoque la polémique, en plein scandale Prism.

Xbox One vs PS4

Au salon de l’E3, le constructeur américain a présenté les jeux qui sortiront sur la console, et a rassuré des joueurs qui s’inquiétaient de l’orientation multimédia de la machine. Forza 5 et TitanFall ont impressionné, et Microsoft a aussi réussi à surprendre, en nouant de nouveaux partenariats.

Dead Rising 3 et Killer Instinct sont des titres que l’on n’attendait pas, et qui resteront exclusifs au constructeur américain. Ce n’est pas forcément le cas de TitanFall, dont les développeurs ont déjà fait savoir que l’exclusivité Xbox One n’était que temporaire.

La philosophie de Sony, le joueur avant tout

Le géant japonais a pris de court son rival en annonçant la PS4 de manière totalement inopinée. Contrairement à Microsoft, Sony a choisi de parler en priorité aux joueurs.

Techniquement, les deux machines se ressemblent beaucoup, et possèdent toutes les deux une architecture proche de celle du PC. La console de Sony se démarque néanmoins par l’adoption de 8 Go de mémoire DDR5. Cette nouvelle a suscité l’enthousiasme des développeurs.

S’il faudra attendre la sortie des premiers jeux communs aux deux consoles pour savoir quel avantage cela confère concrètement à la PS4, Microsoft devra sérieusement se pencher sur l’optimisation de son système pour compenser.

La PS4 proposera elle aussi des fonctionnalités multimédia, mais Sony souhaite principalement renforcer l’interaction et le partage. La nouvelle manette est équipée d’un bouton « Share » permettant d’enregistrer des vidéos de ses parties et de les partager très facilement avec ses amis.

PS4 VS Xbox One

Le constructeur japonais a décidé d’améliorer son service en ligne, mais abandonne pour cela la gratuité de l’accès au service, pourtant chère aux joueurs. Le jeu en réseau nécessitera sur PS4 un abonnement au PS+, comme sur Xbox avec le Xbox Live Gold.

En contrepartie, Sony a décidé d’offrir aux joueurs plusieurs jeux avec son abonnement, dès le lancement de la console : une version spéciale de Drive Club sera ainsi disponible pour tous les joueurs abonnés.

Si aucune des deux consoles n’est matériellement rétrocompatible, Sony a bien l’intention de rentabiliser l’achat de la technologie de streaming Gaikai pour proposer aux joueurs de nouvelles fonctions. Le service ne sera pas actif avant 2014, mais devrait permettre l’accès à la bibliothèque des jeux PS3 sur PS4, d’abord aux États-Unis.

Quant au prix, le japonais a frappé un grand coup en proposant sa console à 399 euros, soit 100 euros de moins que celle de son concurrent, même s’il n’inclut pas le coût du capteur de mouvements maison.

Un duel dont le gagnant reste à déterminer

Les premiers retours indiquent que les précommandes de PS4 sont, pour le moment, plus importantes, mais Microsoft a fait machine arrière sur certains des points qui déplaisaient aux joueurs, comme l’impossibilité de revendre les jeux.

Sony a noué des liens forts avec les éditeurs tiers au Japon, pays où Microsoft n’a jamais su s’imposer. Microsoft dispose de titres de lancement susceptibles de plaire au public américain. Comme toujours, l’Europe jouera sans doute le rôle d’arbitre entre les deux constructeurs.